Derrière la haine

Derrière la haine, il y a la haie… Une belle haie verdoyante, dans une jolie et paisible mitoyenneté, une haie qui va symboliser le commencement d’un drame…

Le roman débute pourtant comme un conte de fées pour trentenaires classe moyenne d’une petite ville de banlieue, quelque part en France. Les couples Laëtitia-David et Tiphaine-Sylvain se partagent deux maisons mitoyennes.

Ces jeunes gens heureux font progressivement connaissance et une amitié profonde se tisse entre eux, d’autant plus que leurs enfants, deux petits garçons, naissent à trois mois d’intervalle à peine.

Les deux familles partagent tout, ou presque : les barbecues, les petits problèmes, les grandes espérances. L’entente est si forte qu’il est même question à un moment de faire une ouverture à travers la haie qui sépare leur propriété à l’arrière, ceci afin de leur éviter de faire un trajet inutilement long pour se rendre les uns chez les autres.

Mais voilà. L’un des quatre adultes refuse cette éventualité pour des raisons d’intimité. Et la vie continue. Mais ce détail, en apparence anodin, va briser leurs existences.

Car, un jour, l’un des deux enfants se penche un peu trop par la fenêtre de sa chambre. Et la chambre donne sur le jardin à l’arrière. La voisine, qui était en train de bronzer, voit la scène. Impuissante, elle ne parvient pas à lui faire comprendre le danger. Elle doit se résigner à faire le tour pour aller sonner à la porte des voisins.

Mais il est trop tard : au moment où elle appuie sur la sonnette d’entrée, l’enfant tombe.

Sa mort bouleverse la vie des deux couples. Bientôt vont naître, la rancœur, la suspicion et la haine.

La lecture de ce livre est pesante : pas dans le sens où il n’est pas agréable à lire -bien au contraire-, mais parce qu’on réalise au fur et à mesure que quelque chose ne tourne pas rond dans cette affaire.

L’auteur alterne sa narration entre tous les protagonistes de l’histoire mais jusqu’au bout, on ne comprend où il nous mène. On pressent toutefois que la fin va nous scotcher. Et c’est le cas.

Un roman superbement ficelé.

« Derrière la haine », Barbara Abel, Fleuve Noir, 2012.

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